"Il aura fallu que le public lui-même se soumette et ne fomente jamais de réunion ni ne forme de foule en proie à une ire prophétique pour détruire et brûler ces panneaux honteux et leurs auteurs au milieu."
- Michel Serres, Académie française
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[Paris]Délibéré du procès des Déboulonneurs
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6 mars 2007 | lien
Délibéré du procès des Déboulonneurs de Paris le vendredi 9 mars à 9h00

(Tribunal correctionnel de Paris, 29ème chambre, 4 bd du Palais, Métro Cité)


Nous souhaitons tout d’abord remercier très chaleureusement les personnes qui se sont déplacées pour l’audience le 12 janvier dernier, ainsi que toutes celles et ceux qui nous ont fait part de leur sympathie. Cette présence importante est vitale puisqu’elle montre d’une part le large soutien que nous avons dans la population et d’autre part elle assure notre légitimité. De même que pendant les actions, votre présence est très précieuse.

Nous souhaitons également présenter nos excuses aux personnes qui n’ont pas pu enter dans la salle pour assister à cette audience. Parmi les principales raisons, nous pointons :
- la taille de la salle en premier lieu
- le fait que les gendarmes n’aient pas laissé enter autant de monde que la juge avait autorisé
- le manque de courtoisie de certaines personnes n’ayant pas souhaitéassurer les rotations (certains membres du collectif parisien n’ont même pas pu entrer !)

Pour la session de rattrapage, nous vous invitons à venir assister au rendu du délibéré le vendredi 9 mars à 9h00 (Tribunal correctionnel de Paris, 29ème chambre, 4 bd du Palais, Métro Cité).

Le procureur a requis 500 euros d’amende avec sursis pour chacun des 7 barbouilleurs et ne souhaite pas que les faits soient requalifiés en "dégradation légère".

Après la sortie du tribunal, un point presse est prévu dans un café situé en face du Palais de justice où le délibéré sera commenté par des interventions. En parallèle des actions mensuelles, des sollicitations envers les principaux partis politiques et le gouvernement sont régulièrement menées pour connaître leur point de vue sur la situation de l’affichage publicitaire en France et sur nos revendications. La dernière initiative est la publication d’une lettre ouverte. A l’occasion de ce point presse, nous rendrons publiques les réponses obtenues.

http://www.deboulonneurs.org/article96.html
Voir son profilKristo
9 mars 2007 | lien
Amende symbolique pour sept "antipub"

Ces militants, qui avaient peint des slogans comme "Non à la pub !" sur des publicités de la gare d'Austerlitz, ont été condamnés à un euro d'amende.

A la sortie de l'audience, les sept activistes ont estimé que la légèreté de cette peine équivalait à une reconnaissance de leur combat.

Les sept militants antipublicité sont ressortis condamnés mais satisfaits du palais de justice de Paris. Ils étaient poursuivis pour avoir peint des slogans sur des panneaux d'affichage de la gare d'Austerliz le 28 octobre dernier, mais n'ont écopé que d'une amende symbolique d'un euro. Le procureur avait requis 500 euros d'amende avec sursis.

Pour ces activistes, la légèreté de la peine prononcée équivaut à une reconnaissance implicite de leur combat : "la juge a pris en compte les enjeux liés à notre lutte. Sa décision est une manière de marquer une condamnation, mais elle est symbolique, car aujourd'hui le seul recours que nous ayons pour faire progresser le débat est la désobéissance civile", a déclaré l'un d'entre eux à la sortie de l'audience.

Les "déboulonneurs" antipub se réunissent régulièrement dans toute la France, pour inscrire à la peinture noire des slogans tels que "Non à la pub !" sur des panneaux publicitaires. Vendredi après-midi, deux membres du collectif du Gard des "déboulonneurs" doivent comparaître devant le tribunal correctionnel d'Alès pour avoir peint des slogans sur les panneaux, le 26 mai 2006, à Anduze.

D'après agence
Source : LCI.fr le 09/03/2007 - 10h59
Voir son profilStephane_D
9 mars 2007 | lien
Je suis absolument scandalisé par ce jugement.

Je ne vois pas pour quelles raisons les déboulonneurs, qui sont des des terroristes anti-liberté d'expression, bénéficiieraient pratiquement du même traitement de faveur que mes adhérents, qui échappent à toutes poursuites pour leurs panneaux illégaux parce qu'ils accomplissent une noble tâche de défense de la liberté d'expression commerciale et contribuent à la croissance économique, et par la même occasion au bien-être des consommateurs.

J'espère que le parquet va faire appel de ce jugement et entre temps, je compte sur les juges d'Alès pour faire preuve d'un peu plus de bon sens.

Stéphane D.
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9 mars 2007 | lien
Toujours pas drole, "Stephane D"... Essaye encore une fois...
Voir son profilMarvin
10 mars 2007 | lien
je crois que le petit stéphane confond liberté et monopole, vu l'embrigadement intellectuel qu'il semble subir et par la même occasion dispercer autour de lui on ne peut guère lui en vouloir, après tout il n'est qu'un rouage du léviathan capitaliste.

terrorisme n.m. : emploie de la violence à des fins politiques.
question: qui est le plus violent? des gars avec des pinceaux ou bien ceux qui usent et abusent de leur privilèges et de leur autorités au moyen des forces de police (qui ne sont au final que des milices publiques qui protègent l'état et non le citoyen) et du système judiciaire trop souvent partial. heureusement la corruption n'atteint pas tout les juges Sourire
Voir son profilKristo
12 mars 2007 | lien
Les articles du Monde et de Libé :

Les "antipub" interpellent les candidats à la présidentielle

LE MONDE 09.03.07

Le verdict est tombé vendredi 9 mars. Les sept militants du Collectif des déboulonneurs, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir "barbouillé" des panneaux publicitaires devant la gare d'Austerlitz, à Paris, ont été condamnés à un euro d'amende. Les faits ont été requalifiés en dégradation légère. Le procureur avait requis 500 euros d'amende avec sursis. Un verdict tombe et un autre procès s'ouvre. Vendredi, deux militants vont comparaître devant la justice pour des faits similaires, à Alès cette fois.

Ces barbouillages d'affiches, à coup de slogans antipublicitaires, réalisés au grand jour, et les procédures judiciaires qui en découlent, sont un mode d'action revendiqué par ce collectif, créé en 2005. L'objectif : s'expliquer devant la justice pour se faire entendre du public et des médias.

Dans le même esprit, ce collectif a décidé de publier en février une lettre ouverte envoyée aux principaux candidats à la présidentielle. Ce document demande aux politiques de prendre position sur la situation actuelle de l'affichage en France, sur la loi de 1979 et son application et sur la revendication phare des "antipub" : la réduction des formats d'affichage avec une taille de 50 × 70 cm.

La plupart des candidats ont répondu, à l'exception de l'UDF qui, pour l'instant, n'a pas pris position.

Les secrétaires nationaux de l'environnement du PS et de l'UMP ont reçu des représentants de ce groupe militant. " La députée de l'UMP a reconnu que ce sujet n'avait pas fait l'objet de discussions au sein du parti. Elle a jugé que la loi en vigueur était trop complexe et inadaptée, ce qui expliquerait qu'elle ne soit pas appliquée. Elle préconise une refonte des lois sur le paysage. Enfin, elle s'est déclarée favorable à un débat national sur la place de la publicité", raconte Alexandre Hervé.

Du côté du PS, le principe du débat est également retenu. Dans un courrier, Bruno Rebelle, conseiller de Ségolène Royal, suggère selon le Collectif "d'en confier l'organisation à la commission nationale du débat public". Il met en avant quelques propositions, telle la limitation par la loi de la surface publicitaire en fonction du nombre d'habitants et la réduction des dispositifs consommateurs d'énergie.

Le collectif, qui a le soutien des Verts et de la LCR, a aussi reçu un courrier de Corinne Lepage. Si elle ne cautionne pas les barbouillages, elle souligne que " la non-application du droit en ce domaine est liée notamment aux liens étroits entre afficheurs, publicitaires et politiques".
Laurence Girard
Article paru dans l'édition du 10.03.07

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-881132,0.html


Une amende symbolique contre sept antipub

Par A.D. (avec agences)
LIBERATION.FR : vendredi 9 mars 2007

Les sept militants antipub du collectif des «Déboulonneurs», poursuivis pour avoir peint des slogans sur des panneaux d’affichage, ont été jugés coupables vendredi à Paris, mais condamnés à une amende symbolique d’un euro.

Le procureur avait pourtant requis 500 euros d’amende avec sursis contre les sept «déboulonneurs» lors de leur procès le 12 janvier dernier. Ils avaient été interpellé le 28 octobre devant la gare d’Austerlitz lors de l’une de leurs opérations mensuelles de barbouillage antipublicitaire. La juge Sylvia Caillard a disqualifié le chef d’accusation initial, qui était «délit de dégradation grave» en «délit de dégradation légère d’un bien par inscription, commis en réunion» et les a condamnés à une amende d’un euro. Elle a toutefois rejeté «l’état de nécessité» dans lesquels les militants avaient assuré se trouver lors des débats pour justifier leurs actions.

Tout sourire, les sept activistes ont considéré à la sortie de l’audience la légèreté de la peine prononcée comme une reconnaissance de leur combat antipublicitaire. L’un d’eux, Alexandre Baret, a estimé que «cette peine symbolique atteste que la juge a pris en compte les enjeux liés à notre lutte. Sa décision est une manière de marquer une condamnation, mais elle est symbolique, car aujourd’hui le seul recours que nous ayons pour faire progresser le débat est la désobéissance civile».

Dans un communiqué, le collectif précise que «c’est une condamnation symbolique et légère pour une dégradation symbolique et légère. La désobéissance civile non-violente est ainsi prise en compte en tant qu’outil d’expression démocratique.»

Vendredi après-midi, deux membres du collectif du Gard des «déboulonneurs» doivent comparaître devant le tribunal correctionnel d’Alès pour avoir peint des slogans sur les panneaux, le 26 mai 2006, à Anduze.

http://www.liberation.fr/actualite/medias/239860.FR.php
Voir son profilKristo
24 mars 2007 | lien
Message de soutien de José Bové aux Déboulonneurs

J’apporte mon soutien total aux Déboulonneurs, à leur combat non-violent, ainsi qu’à leurs revendications. Je me réjouis qu’ils et elles refusent de se résigner à voir nos villes et nos villages, nos espaces publics et nos vies envahis par la publicité.
Face à l’invasion publicitaire, comme face aux OGM, il n’y a malheureusement pas d’autre recours, pas d’autre alternative que la désobéissance civique. Il faut avoir le courage de ses convictions, pour les assumer, quitte à risquer prison. Il faut oser la désobéissance civique.
Le système publicitaire porte atteinte au fonctionnement même de notre démocratie. Il incarne tous les travers du libéralisme triomphant. Il n’est pas sans effets, sans conséquences, mais engendre des dommages sociaux, environnementaux et sanitaires indéniables – dont nous payons tou-te-s le prix, en premier lieu les plus pauvres d’entre nous.
Les collusions entre industrie publicitaire, médias et certains hommes politiques contribuent à la confiscation de la démocratie. Ce système doit être d’autant plus combattu qu’il ne rechigne pas à enfreindre la loi : 1/3 des panneaux sont illégaux (trop grands, à proximité de monuments classés, etc.).
L’invasion publicitaire porte atteinte à la dignité des femmes, sur lesquelles elle exerce une violence symbolique intolérable, à laquelle nous pouvons et devons mettre fin. Elle est un danger sanitaire – anorexie et obésité se développent de manière inquiétante.
La publicité est un cheval de Troie d’une société et d’un espace public toujours plus privatisés et surveillés, à mesure que nos libertés s’amenuisent. Les panneaux publicitaires sont utilisés pour tester de nouvelles formes de vidéosurveillance. Les trottoirs sont privatisés. Une nouvelle étape a été franchie récemment : les publicitaires prétendent se substituer aux services publics, pour nous faire croire qu’ils oeuvrent au service de l’intérêt général. Ils mettent donc à disposition de certaines municipalités des vélos, en l’échange du marché publicitaire local. Or la publicité à un coût, que nous payons tou-te-s, à chaque achat que nous faisons. C’est donc un impôt privé qu’inventent actuellement les publicitaires, avec la complicités des élu-e-s locaux : plutôt que de développer des politiques volontaristes de réduction de la place de la voiture, ils se réjouissent de voir des multinationales faire semblant d’assurer une mission de service public.
Je ne peux donc que m’associer au choix de la non-violence fait par les déboulonneurs, à leur volonté d’aller jusqu’au bout de leurs convictions, d’assumer leur choix quitte à risquer la prison. Car ce refus est un projet, celui d’une société socialement juste, écologiquement responsable, respectueuse de la dignité de tou-te-s.
Je veux ici répéter qu’il n’y a pas d’incohérence à pratiquer la désobéissance civique puis à se présenter à l’élection présidentielle : j’ai toujours assumé mes actes, fondés sur la légitimité démocratique. La désobéissance civique vise à transformer la loi, à la faire évoluer, quand ce n’est pas tout simplement à la faire appliquer. Elle est une forme d’attachement au droit, à la justice, qui nous protège tou-te-s, et respecte notre dignité.
J’ai décidé de prolonger ces actions, par une candidature, collective – à l’image des actions de désobéissance civique.
Je m’engage donc à réformer la loi de 1979, pour définir un cadre véritablement contraignant, qui proscrive toute dérogation. L’affichage publicitaire n’excédera pas 50*70 centimètres, et le nombre de panneaux sera limité, en fonction du nombre d’habitants dans chaque agglomération. Les panneaux illégaux seront démantelés, au frais des publicitaires. La publicité télévisuelle sera également encadrée, principalement celle qui touche les plus jeunes.
Un autre monde est en marche. Tou-te-s ensemble, changeons vraiment nos vies.
José Bové, le 22 mars 2007

http://www.unisavecbove-rhone.org/spip.php?article160
Voir son profilNrv
25 mars 2007 | lien  [X]
AFP 23.03.07 | 20h36

Le parquet de Paris a fait appel de la condamnation le 9 mars de sept militants antipub parisiens à une amende symbolique d'un euro pour avoir peint des slogans sur des panneaux d'affichage, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Par ailleurs, neuf membres de ce "collectif des déboulonneurs" ont été interpellés vendredi soir dans le VIème arrondissement de Paris pour dégradation d'un panneau publicitaire lumineux lors de leur action mensuelle de "barbouillage", a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

Lors du procès devant le tribunal correctionnel de Paris le 12 janvier, le procureur avait requis 500 euros d'amende avec sursis contre les sept "déboulonneurs".

Mais la juge Sylvia Caillard avait disqualifié le chef d'accusation initial, qui était "délit de dégradation grave" en "délit de dégradation légère d'un bien par inscription, commis en réunion" et les avait condamnés à une amende d'un euro.

Elle avait toutefois rejeté "l'état de nécessité" dans lesquels les militants avaient assuré se trouver lors des débats pour justifier leurs actions.

Les sept prévenus avaient été interpellés le 28 octobre devant la gare d'Austerlitz lors de l'une de leurs opérations mensuelles de barbouillage antipublicitaire.

A la sortie de l'audience, ils avaient considéré la légèreté de la peine prononcée comme une reconnaissance de leur combat antipublicitaire.

Les "déboulonneurs" antipub se réunissent régulièrement, à Paris et dans des villes de province, pour inscrire à la peinture noire des slogans tels que "Non à la pub !" sur des panneaux publicitaires, et sont souvent interpellés, voire traduits en justice.

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Pub et Caca

19 mai: Le Publiphobe n°159 est disponible.

13 avril: "Hacked By Hackerking" à télécharger dans la catégorie Audios.

4 novembre: "pochoirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

3 juin: "La Bulle économique" à télécharger dans la catégorie Vidéos.

19 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

9 mars: "La captation des désirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

28 novembre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

7 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

12 octobre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

10 juin: Le Publiphobe n°114 est disponible.



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