"Une jeune diplômée : "J'ai bossé à Ikéa pendant trois ans.[...] Tu travailles dans l'entreprise, tu manges dans l'entreprise, tu fais un crédit avec l'entreprise, tu as tes loisirs avec l'entreprise, tu baises avec l'entreprise, tu te maries dans l'entreprise.""
- CQFD septembre 2006
Forum - Compte-rendu d'action
Déboulonneurs de Paris : 6e action
Voir son profilTassie-devil
29 avril 2006 | lien
Pour leur 6e action les déboulonneurs de Paris, qui appliquent par la désobéissance civile contre le système publicitaire, sont au coeur de la capitale, à quelques mètres du Louvre.
Une action colorée, citoyenne et joyeuse, sous l'oeil de la police toujours aussi désemparée quand des citoyens-nnes assument leurs actes.







D'autres photos sur le site d'1d-photo : http://www.1d-photo.org/
Et ici : http://soutiendeboulonneurs.free.fr/
Voir son profilMartin
29 avril 2006 | lien
Je suis parti avant la fin, il n'y a toujours pas eu d'arrestation?

Finalement il faudrait les multiplier: des actions antipubs au grand jour, connu de la police qui laisse faire... c'est grandiose!

Imaginez la même chose tous les jours et en se déplaçant dans toute la ville de pubs en pubs...
Barbouillage!
Nuit étoilée
Voir son profilMartin
29 avril 2006 | lien
J'ai crée une nouvelle galerie photo, n'hésitez pas à y mettre vos photos si vous en avez prise: par ici.
Voir son profilTRAINBLEU
29 avril 2006 | lien
J'y étais ... c'était pas mal ... la prochaine fois j'apporterai peut-être une guitare , deux seraient mieux - CF la chanson de Boris Vian détournée en complainte du barbouilleur .
Concernant le barbouillage de cette campagne d'information sur le sida - que tous les interlocuteurs appelaient "pub" - sur laquelle il y a eu débat , et vote pour ou contre un barbouillage :
TOUTES LES 15 SECONDES LE SIDA TUE UN PERE OU UNE MERE
Cette affiche était au dos d'une affiche de film avec Tom Cruise ... "super héro" adepte de la scientologie en mission qui ,elle, a mérité un barbouillage.
Cette affiche se trouvait dans le sens contraire de la circulation automobile ... et donc plutot destinée au piétons ? ( une superbe poubelle à verre gênait d'ailleurs largement sa visibilité ...à un endroit peu agréable pour le piéton qui passera vite son chemin )
La dite campagne humanitaire se plie donc aux formes et aux concepts - culpabilisateurs notamment - des campagnes publicitaires ( terme guerrier ) et le saupoudrage de tels messages occulte largement la responsabilité des états et des médias en matière de santé publique ou autre .

Mon point de vue est simple :
Les déboulonneurs ont pris le risque de brouiller leur message - même avec un barbouillage "pédagogique" .
D'autre part , si cette campagne est légitime, autant que son message soit lu .
Enfin ,et surtout : il y a des cibles prioritaires du cassage de système pub .Ce message sur le sida n'en fait surement pas partie !


P.S. ...d'autres actions sur paris ?
Voir son profilTassie-devil
1 mai 2006 | lien
Le problème est que quand on reproche aux publicitaires de manipuler les cerveaux, de contribuer à la surconsommation, à la pollution, à l'individualisme et à d'autres maux de notre société, il répondent :
" Pas du tout, d'ailleurs chaque année nous consacrons 20 % de notre activité à promouvoir gratuitement des causes humanitaires..."

Alors doit-on leur dire merci de nous remettre dans le droit chemin après nous avoir cassé le peu d'humanité qu'il y a en nous ?
Voir son profilYannouWeb
1 mai 2006 | lien
Non.
Voir son profilMartin
2 mai 2006 | lien
Voici le compte-rendu des déboulonneurs: préparez vous à du changement!

Citation:
19h et une poignée de secondes… Vendredi 28 avril 2006.
Angle de la rue de Rivoli et de la rue de l’arbre sec. Paris, 1er arrondissement.

Une bonne octantaine de personnes sympathisantes convergent vers le lieu choisi pour notre 6e sacrifice publicitaire en espace public…
3 panneaux déroulants sous verre, enchâssés sous des échafaudages abîment notre regard, notre esprit, pour ne pas dire la planète : ces panneaux ne savent pas encore à qui ils ont affaire…
Dans un gentil désordre, tout le monde s’installe… Escabeaux, matériels papier et sono, pots ou aérosols de peintures : on se déploie, on déplie sur la surface du trottoir… Une petite table de fortune est installée avec des
liasses de documents informatifs… L’ « auberge espagnole » devait être fermée : les boissons et collations que chacun-e devait ramener sont invisibles ! A croire que les temps changent : il semble que l’on préfère la tranche de vie à la tranche de pain. A moins que l’on préfère barbouiller
qu’être barbouillé…

Pendant qu’un des déboulonneurs commence à décrire au micro l’action qui commence à avoir lieu, les heureux barbouilleurs, dont une barbouilleuse heureuse, s’activent tranquillement sur les panneaux, en traçant de manière
lisible à la peinture quelques mots parlants : « Limitons la publicité : 50 x 70, signé les déboulonneurs » ; « Pas de quartier pour la pub, pas de pub dans mon quartier » ; « Travaille, consomme et meurs » ; « Publicité = viol
mental »… Les marques sont soigneusement recouvertes…, des affiches de la taille de 50 cm par 70 cm, sont collées ainsi que des affichettes, avec dessins ou textes…

Des cyclistes de la police municipale ont stationnés en face, transmis leurs demandes d’instruction, et attendent les renforts : ils ne savent pas que nous sommes beaucoup plus impatients qu’eux !
Des prises de paroles se succèdent, pendant que se font des rencontres avec les passants.
Puis, des paroles au micro sont offertes aux automobilistes qui s’arrêtent à notre hauteur, bloqués par le «feu rouge », pour connaître leurs réactions spontanées face à notre action, ou pour les mettre devant leurs contradictions d’automobilistes pollueurs cautionnées par le système
publicitaire … C’est un festival : l’animateur s’en donne à cœur joie et fait éclater une bonne humeur générale…

Une voiture de police arrive enfin. Immédiatement, nous l’accueillons. Le médiateur police vient le premier à leur rencontre, pour les rassurer quant à nos intentions, et les barbouilleurs et finalement une large partie de l’assistance le rejoignent aussitôt. Les barbouilleurs présentent leurs
pièces d’identité, d’autres personnes de l’assistance les tendent aussi.
Quelques unes sont prises par les policiers, mais devant cette collaboration inattendue, ils finissent par refuser les pièces. Ainsi, un barbouilleur, malgré son insistance répétée, son aérosol dégoulinant à la main, et trois
tentatives successives et espacées, s’est vu refuser qu’on le contrôle, au prétexte qu’ils en avaient déjà assez en leur possession…

La policière qui mène l’entretien est détendue, souriante, nous demande combien de temps nous comptons rester là, et nous propose que nous en restions là en nous dispersant. Cela ne nous convient pas. Elle nous demande
ce que nous préférons faire : si cela nous irait que nous partions, sans qu’il n’y ait de poursuites ou formule d’autres propositions inhabituellement conciliantes face à un groupe en flagrant délit de dégradation de biens privés…
L’un des barbouilleurs prend les devants et la parole de manière un peu sarcastique, en lui disant à peu près que « devant la paresse affichée par la police, nous souhaitons être interpellés, afin qu’elle travaille un peu », puis en le répétant à l’assistance au microphone. La contrariété
s’affiche sur la policière si coopérative jusque là, qui poursuit alors son office, en lien avec la préfecture.

On entonne alors à l’unisson notre chant du barbouilleur, sur l’air du déserteur de Boris Vian. Tout le monde y met autant de cœur que de voix, et l’instant est véritablement vibrant, tellement l’espace sonore de ce beau quartier est bel et bien occupé…

Une voiture banalisée vient encore se garer sur le trottoir d’en face.
Devant la lenteur de réactions des autorités, nous décidons de leur offrir un flagrant délit ! A portée de main et sous leurs yeux, nous nous en prendrons à un obstacle publicitaire à deux faces, ce que les publicitaires appellent dans leur jargon un sucette. Après concertation, et sous les
commentaires pleins de vie et d’humour faits au micro du déboulonneur animateur, 4 barbouilleurs écrivent « obstacle publicitaire nuisible. 50x70».

Lorsque nous abordons la face verso, nous tombons sur une campagne municipale d’affichage en faveur de la lutte contre le sida. Voilà un cas intéressant, qui suscite polémique et mérite débat : barbouiller ou pas ? Si
oui comment ? Nous organisons un débat et les prises de position se succèdent dans l’assistance (perception du public, contenu vs contenant, etc…), ainsi que des propositions d’inscriptions… Le débat est riche et très
animé, mais toujours courtois, avec des positions affirmées et différentes.
La police, elle, est partie, et a rendu les pièces d’identité, et n’a laissé que l’équipe pas banale et néanmoins banalisée de la police de la préfecture… Ils disent attendre les renforts.
Finalement, on procède à un vote avec trois items : contre le barbouillage pur et simple (épargner cette affiche), pour le barbouillage brut (peu importe le contenu), pour un barbouillage pédagogique (contenu non visé mais
critique du dispositif) et les abstentions. Le résultat est tellement serré qu’il est contesté. Il faut revoter et recompter, sans oublier celles et ceux qui étaient sur l’autre trottoir, et qui n’ont même pas voté par procuration… Dans notre joyeuse parodie, nous parvenons quand même à trouver un consensus (opéré à partir du décomptage : 22 voix pour le barbouillage pédagogique, 16 contre le barbouillage, 8 pour le barbouillage indifférencié, tout le reste en abstention et en non-inscrit…).
Nous inscrirons, sur la partie dessin, au marqueur large « cause légitime, mais dispositif trop grand : 50 cm par 70 cm ». Quelque soit le jugement du résultat (en terme de radicalité, d’efficacité ou de perception par un public néophyte ou averti), la consultation a permis une bonne discussion et une décision au consensus…

L’heure passant, et en arrivant à la réflexion que la police a décidé de laisser pourrir notre manifestation, quelles que soient nos provocations.
Nous décidons de « nous » dissoudre, pour prolonger notre moment radieusement décalé et nos discussions sans fin dans un café voisin… Et discuter de la conférence de presse que nous donnons à la maison de la radio vendredi 3 mai, suite au procès en correctionnelle de deux déboulonneurs
montpelliérains le 27 juin. Et tergiverser sur l’inaction policière à Paris…

La période d’essai de 6 mois est terminée. Nous pouvons maintenant passer à l’étape suivante, en divulguant le lieu le plus tôt possible.

Rendez vous vendredi 26 mai 2006 à 19h place de la République, terre-plein central.

Réservez dès maintenant, faites passer le mot, ramenez du monde, communiquez sans restriction !
Voir son profilThierryKiki
4 mai 2006 | lien
Mais c'est génial comme bonne nouvelle ça !!!
Alors c'est vrai, on peut en parler partout, à tout le monde ?

En tout cas je regrette de pas avoir pu participer à ce barbouillage (je m'étais investi d'une autre mission : organiser une soirée jeux de société dans le cadre de la semaine sans télé, et ben 30 personnes, toutes générations confondues, se sont diverties sans s'abrutir devant leur petit écran, c'était très plaisant...), ouais donc ça avait l'air vraiment sympa, plein de débats et de bonne humeur... et puis les réflexions sur l'inactionde la police : terrible !

Une chose est sûre : je serai à la prochaine, et je ferai tout pour ramener du monde, ainsi que ma guitare en bois (ça c'est pour TrainBleu...)

Bravo les barbouilleurs !
Voir son profilFago
4 mai 2006 | lien
Bravo Very Happy
Voir son profilTRAINBLEU
5 mai 2006 | lien
Salut ThierryKiki ... on n'a plus qu'à trouver les accords du "déserteur" sur la toile ... si tu connais d'autres morceaux appropriés , fais moi savoir par message privé .
Voir son profilJeuf
5 mai 2006 | lien  [X]
Citation:
P.S. ...d'autres actions sur paris ?


ben, contacte quelqu'un sur ce forum, par mail...doud, martin, moi...
je me tue à te le dire.

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19 mai: Le Publiphobe n°159 est disponible.

13 avril: "Hacked By Hackerking" à télécharger dans la catégorie Audios.

4 novembre: "pochoirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

3 juin: "La Bulle économique" à télécharger dans la catégorie Vidéos.

19 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

9 mars: "La captation des désirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

28 novembre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

7 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

12 octobre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

10 juin: Le Publiphobe n°114 est disponible.



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